AAH et schizophrénie : la réalité ignorée par l’État

AAH, schizophrénie et réalité sociale : quand le système ignore nos droits

AAH et schizophrénie : la réalité ignorée par l’État

Vivre avec la schizophrénie : une différence, pas un choix

La schizophrénie est souvent présentée comme une « maladie ». Pourtant, pour beaucoup d’entre nous, c’est une manière différente de percevoir le monde. Nous sommes qualifiés d’« étranges », mais la réalité, c’est que nous vivons dans un système qui ne comprend pas nos réalités, qui nous impose des traitements pour nous « normaliser », sans offrir de vraies solutions humaines.

Des droits théoriques, jamais appliqués

Selon la loi française, toute personne en souffrance psychique a droit à un suivi psychologique gratuit via le CMP (Centre Médico-Psychologique). Dans les faits, ces centres sont saturés, et nous sommes laissés à nous débrouiller seuls. Résultat : je paie 210 € par mois pour un psychologue, alors que ce service devrait être gratuit.

Si l’État ne respecte pas ses obligations, pourquoi nous demander de nous conformer sans discuter ? La justice sociale commence par appliquer ses propres lois.

Inflation et coût de la vie : l’AAH ne suffit pas

En 2025, l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) atteint environ 1 016 € par mois. Mais avec l’inflation, ce montant ne permet plus de vivre dignement. Les frais liés à la maladie mentale explosent : médicaments, compléments, bien-être, cigarettes pour tenir, transport sans aucune aide.

Voici la réalité chiffrée de mes dépenses mensuelles :

Dépense Montant (€)
Psychologue (non pris en charge)210
CBD (réduction du stress)150
Complément alimentaire (Crinière de lion)25
Boissons énergétiques80
Cigarettes (2 paquets/jour)780
Transport (aucune aide)50
Coiffeur (hygiène, estime de soi)40
Médicaments (reste à charge)1
Total 1 336 €

Revenu AAH : 1 016 €
Déficit : -320 € (sans compter alimentation, loyer, vêtements).

L’effet domino de l’injustice

Avec un tel déficit, comment survivre ? Certains finissent par s’endetter, d’autres se privent de soins ou sombrent dans l’isolement. Tout cela parce que le système n’applique pas ses propres règles.

Un appel à la dignité

Nous ne demandons pas des privilèges. Nous demandons le respect des droits existants, un accompagnement humain et une adaptation aux réalités économiques d’aujourd’hui. La santé mentale est un enjeu collectif, pas un fardeau individuel.

Tant que les décideurs ne comprendront pas que la schizophrénie ne se « soigne » pas par la pauvreté, nous continuerons à dénoncer ces injustices.

© 2025 – Témoignage et lutte pour les droits en santé mentale

Oué peu étre je serais un homme dangereux !!!

Les médicaments : une solution imposée, mais à quel prix ?

Lorsque l’on vit avec une schizophrénie, le système médical propose une seule réponse : la médication. On nous prescrit des benzodiazépines, des antipsychotiques, parfois à vie, sans écouter nos ressentis. Pourtant, ces traitements ne sont pas sans conséquences.

Effets secondaires ignorés par le système

  • Prise de poids massive (10, 15, 20 kg), entraînant des frais vestimentaires et une perte d’estime de soi.
  • Fatigue chronique et somnolence qui empêchent une vie sociale normale.
  • Troubles de la mémoire et difficultés de concentration.
  • Effets sur la libido et la vie intime – rarement abordés par les médecins.

Ces effets ne sont pas « des détails ». Ils changent notre quotidien, mais personne ne prévoit d’aides financières pour compenser ces impacts. Acheter de nouveaux vêtements, payer un coiffeur, retrouver une hygiène de vie : tout cela coûte cher et n’est jamais pris en compte dans le calcul de l’AAH.

Le sevrage : une descente aux enfers que personne n’explique

Et si un jour vous décidez de réduire ou d’arrêter votre traitement, préparez-vous à l’épreuve la plus violente que vous ayez connue. Le sevrage des benzodiazépines ou des neuroleptiques peut être pire que la maladie elle-même. Tremblements, crises d’angoisse, insomnies, douleurs nerveuses, sensations électriques dans le corps, dépression extrême. Aucun accompagnement, aucune prise en charge dédiée.

Le plus choquant ? Ces symptômes sont connus des laboratoires et des médecins. Mais la plupart préfèrent minimiser ces risques pour garder le contrôle. Nous ne sommes pas des patients, nous sommes des statistiques.

Pourquoi cette hypocrisie ?

Parce qu’admettre la gravité du sevrage, c’est reconnaître que le système prescrit à la chaîne des produits addictifs sous couvert de soin. Et surtout, cela obligerait à créer des programmes d’accompagnement, coûteux pour l’État et les laboratoires. Alors on nie, on cache, et on nous isole.

Conclusion : il est temps de parler

Tant que nous resterons silencieux, rien ne changera. La schizophrénie n’est pas qu’une question médicale, c’est un enjeu social, économique et humain. Respecter les droits, reconnaître les effets secondaires, financer l’accompagnement au sevrage : voilà ce que nous demandons. Pas la charité, mais la justice.

Non mais Allo Claude François c’est fini les années 80 c’est fini réveille toi sucette au pastis !!! J’ai sois disant un probléme de réalité avec ma maladie non mais Alo ? ta pas un probléme de réalité toi ? t’ai sur ahahah

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