TDAH, foi et famille — Comprendre et accompagner
TDAH, foi et famille — Comprendre et accompagner
Pourquoi le quotidien (ménage, organisation) est parfois si difficile, et comment en parler dans un contexte familial et religieux.
Introduction
Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) n’est ni une faiblesse morale, ni un manque de foi. C’est une manière différente pour le cerveau de gérer l’attention, la motivation et les émotions. Pourtant, dans de nombreuses familles, surtout traditionnelles ou religieuses, le TDAH reste mal compris — ce qui engendre souvent du jugement et de la culpabilité.
Pourquoi c’est si difficile de faire le ménage
- Démarrage compliqué : le cerveau TDAH a besoin de stimulation pour enclencher une tâche.
- Désorganisation : difficulté à planifier et à prioriser.
- Distractibilité : tout détourne l’attention, même un détail insignifiant.
- Émotions : honte ou découragement renforcent l’évitement.
Quand la religion ou les parents ne comprennent pas
Dans certaines familles musulmanes (et d’autres cultures aussi), le TDAH est parfois perçu comme :
- Un manque de foi ou de volonté.
- De la paresse ou une “excuse”.
- Une influence du waswas (murmures du diable).
Mais ces interprétations ignorent la réalité scientifique : le TDAH est un fonctionnement neurologique, pas un manque de piété.
Le Coran dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance » (Coran 17:36). Chercher à comprendre, c’est aussi un acte de foi et de miséricorde.
Les parents “à l’ancienne”
Beaucoup de parents d’ancienne génération n’ont jamais appris à parler de santé mentale. Pour eux :
- Être fort = ne pas se plaindre.
- Les émotions = faiblesse.
- Les “troubles” = inventions modernes.
Leur réaction vient souvent de la peur ou de la méconnaissance, pas du désamour.
Foi et TDAH : compatibles
- La foi et la science se complètent.
- Demander de l’aide n’est pas un manque de confiance en Dieu.
- Adapter son mode de vie permet de mieux vivre sa spiritualité.
Message pour les parents
“Maman / Papa, mon médecin m’a expliqué que j’ai un fonctionnement cérébral appelé TDAH. Ce n’est pas une excuse, c’est une explication. Avec de l’aide et votre soutien, je peux avancer.”
Quelques stratégies simples
Conclusion
Le TDAH ne diminue pas la foi, la valeur ni la capacité d’aimer. Compréhension, adaptation et bienveillance sont les clés d’une vie plus paisible et spirituellement alignée.



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