Pourquoi la personnalité doit passer avant le diagnostic en psychiatrie
Une psychiatrie plus humaine
Pour une approche centrée sur la personnalité et non seulement sur les symptômes.
1. Une vision trop centrée sur les symptômes : les limites
Dans le modèle actuel, les psychiatres s’appuient souvent sur des manuels comme le DSM-5 pour identifier et classifier les maladies mentales. Les symptômes (hallucinations, délires, désorganisation de la pensée) deviennent alors le point central du diagnostic.
- Réduction de l’individu à sa maladie : En se focalisant uniquement sur les symptômes, les praticiens risquent de perdre de vue l’histoire, les aspirations et les forces du patient.
- Diagnostiques trop rapides ou erronés : Un comportement perçu comme anormal pourrait être lié à des traits de personnalité ou à des particularités comme un haut potentiel intellectuel (HPI).
- Manque d’individualisation des traitements : Les traitements standardisés peuvent ne pas tenir compte des besoins spécifiques du patient.
2. La schizophrénie et le potentiel mal compris des patients
La schizophrénie est souvent perçue comme une maladie débilitante. Pourtant, des études montrent que certains patients schizophrènes possèdent des capacités intellectuelles ou créatives exceptionnelles.
Schizophrénie et HPI : un lien méconnu
- Le potentiel intellectuel : Certains schizophrènes montrent des signes de haut potentiel intellectuel, comme une pensée rapide ou une hypersensibilité émotionnelle.
- La profondeur émotionnelle : Les patients schizophrènes sont souvent dotés d’une réflexion profonde sur le sens de la vie.
- Des talents inexploités : Les psychiatres risquent de passer à côté des forces du patient en se focalisant uniquement sur les symptômes.
3. L’importance de la personnalité dans le diagnostic et le traitement
La personnalité englobe les traits, les comportements, les pensées et les émotions qui rendent une personne unique. Comprendre la personnalité du patient peut offrir des informations cruciales sur :
- La manière dont il perçoit ses symptômes.
- Son histoire personnelle et ses déclencheurs émotionnels.
- Sa capacité à faire face aux défis et aux traitements.
« Les symptômes n’existent pas dans le vide. Ils sont influencés par la manière dont la personne interprète et gère ses expériences. »
4. Une approche centrée sur la personnalité : vers un changement de paradigme
Pour intégrer la personnalité dans les soins psychiatriques, les praticiens pourraient :
- Évaluer la personnalité avant de poser un diagnostic : Explorer les forces et faiblesses du patient.
- Adapter les traitements : Co-créer des plans de soins qui tiennent compte des préférences individuelles.
- Encourager l’autonomie : Reconnaître les forces du patient pour l’aider à devenir acteur de son rétablissement.
5. Témoignage inspirant : Des schizophrènes brillants et incompris
Des exemples comme John Nash ou Vincent Van Gogh montrent que l’exploration de la personnalité peut transformer la perception des patients. Ces figures illustrent comment un potentiel extraordinaire peut émerger lorsqu’une approche humaine et holistique est adoptée.



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